C'est en 1978 que j'ai commencé à m'intéresser aux chiens de travail. A cette époque les chiens sans pedigree pouvaient aussi travailler et des concours leur étaient réservés. Bien sûr le programme des chiens sans pedigree qu'on appelait utilitaires était un mélange de disciplines telles que le ring ou le schutzhund. Les résultats de ces chiens ne remontaient pas jusqu'à la société Centrale Canine qui, elle, tenait le Livre des Origines Françaises, et n'encourageait que les concours de chiens à pedigree. Enfin, un jour est arrivé où les épreuves incluant du mordant ont été interdites aux chiens sans papiers.
Plus tard, dans les années 80, c'est la discipline du Règlement de Concours International (RCI) qui m'a séduit par son côté complet. Cette discipline, dérivée du "schutzhund" allemand, ouverte à toutes les races autorisées par leur club, comprend trois épreuves et la simple moyenne dans l'une d'elles est éliminatoire pour l'obtention du titre. Passionné par le chien de berger allemand, c'est avec un mâle de trois ans que j'ai fait mes premières expériences d'RCIste.
Grâce à un très bon chien, j'ai continué à me perfectionner, j'ai passé mes certifications d'éleveur et de moniteur de club habilité au mordant. Enfin, pour être en phase avec mon berger allemand, j'ai passé la sélection d'homme d'attaque RCI.
Aujourd'hui, je fais naître des chiots bergers allemands et la devise de mon élevage est, n’en déplaise aux éleveurs de chiens d’expo et au club de race :
Un beau chien en vieillissant devient un vieux chien...
Un bon chien reste un bon chien.
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